Mulhouse s'impose dans le chaudron dunkerquois : 3 à 2

Depuis le début de la saison, Mulhouse n’avait pas joué à l’extérieur devant des gradins aussi bien garnis et vivants. Dunkerque est effectivement un fief du hockey français qui a connu la Ligue Magnus pendant de nombreuses années et qui a fourni l’équipe de France en joueurs d’exception à l’image des frères Rosenthal.
Les gradins étaient donc bien remplis pour cette belle affiche avec une équipe locale à l’esprit revanchard soutenue par la fanfare locale. En face, une équipe de Mulhouse en proie à quelques doutes par rapport à ses résultats en demi-teinte d’avant la trêve des confiseurs, mais tout de même encouragée par une dizaine d’Ultras Mulhousiens bien décidés à soutenir leur équipe favorite dans une ambiance quelque peu surchauffée.

1ère période
Pas de round d’observation ; sur la prise de palet, Croteau sert judicieusement Arrial qui s’en va réveiller le gardien Peyre (18’’) sans pour autant concrétiser. Suite à une charge incorrecte de Derepper Mulhouse se retrouve en situation favorable (0’30’’), mais quelques secondes plus tard (49’’), c’est Thomas qui se retrouve tout seul à la ligne bleue pour armer un gros slap sur un Martel solide, histoire de le mettre dans l’ambiance.
Le ton est donné, la partie s’annonce haletante avec de part et d’autre de belles actions rapides. Mais ce sont les locaux qui se montrent les plus dangereux à l’image de Thomas qui se retrouve à nouveau seul à la bleue pour un lancer puissant qui trouve le bouclier de Martel (2’53’’). Le jeu se durcit et à ce petit jeu Mulhouse n’est pas très fort ; et c’est au tour d’Aubry de passer par le banc des pénalités pour une charge incorrecte (3’27’’). La tempête passe et Mulhouse tient bon mais les quelques supporters alsaciens se demandent combien de temps les Scorpions pourront tenir face à une telle débauche d’énergie. Laurent Arnaud fait tourner ses troupes et à 6’40’’ Croteau venu prêter main forte au 3e bloc sert divinement Maindron qui bute sur Peyre après une belle action collective de la part de Marck, Guillain Pierrel et Da Silva.
La partie se durcit encore c’est au tour du plus jeune des frères Pierrel (8’39’’) de visiter le banc des pénalités suite à un slashing. Dunkerque en profite et réussi à placer un beau shoot du poignet par Folcke sans pour autant inquiéter Martel. L’organisation locale en power play n’est pas au top, et les visiteurs du jour en profitent à l’image de Oulik qui, faisant preuve de métier, obtient une pénalité imaginaire permettant de tuer une situation qui devenait compliqué pour les Scorpions (9’35’’).  Quelques secondes plus tard c’est TREMELLAT, après un bon travail de Croteau, qui trouve la faille (0-1 à 9’41’’).
Piqués par les Scorpions, les Corsaires se réveillent et il faut toute la présence de Martel pour réduire à néant les efforts des coéquipiers de Karl Dewolf. Profitant des quelques ouvertures laissées par les offensives successives locales, Croteau rate de peu le doublé en manquant la reprise du rebond de Peyre sur un énorme slap de Tuppy  (11’00’’), tout comme cette déviation hors du cadre de Romain Pierrel sur un lancer anodin de Lyon (11’17’’). Le jeu s’équilibre avec une succession d’actions de part et d’autres mais Mulhouse est à nouveau sanctionnée pour un surnombre puis réduit à 3 contre 5 suite à une pénalité infligée à Lyon pour charge incorrecte (12’33’’). Situation favorable donc pour les locaux qui se ruent à l’attaque à l’image de Dewolf qui trouve le casque de Martel, ou de Thomas qui voit son gros slap passer juste au-dessus de la transversale de la cage du portier mulhousien (14’07’’).
Et c’est contre le cours du jeu que suite à une superbe relance de Tuppy, CROTEAU s’en va mystifier Peyre (0-2 à 14’19’’) qui ne s’en remettra pas et donnera sa place à De Backer. La fin de cette période est à l’avantage des alsaciens qui se montrent les plus dangereux comme ce missile de Tuppy qui ne trouve pas de rebond suite une superbe passe de Aubry ( 17’03’’) ou cette belle manœuvre collective de Oulik, Croteau et Tuppy qui échoue devant un De Backer impérial sur ce coup là (17’20’’). Action qui verra Arrial rejoindre les vestiaires pour blessure à l’épaule suite à un contact rugueux avec Thomas.
Le score en restera là pour cette première période.

2e période
Menés 2 à 0 , on le sait, rien n’est impossible, il suffit de se rappeler du match aller à Mulhouse. La fanfare locale redoublant de vivacité s’est dans une patinoire « chaudron » que les Scorpions entament la 2e période dominés par des Corsaires survoltés. Et il faut tout le talent de Martel pour tenir la baraque qui est en train de s’écrouler et toute son autorité pour prendre le dessus sur Louf qui voyait déjà la rondelle dans le but mulhousien.
Les pénalités côté mulhousien commencent à pleuvoir ; c’est Aubry puis Oulik qui se voient prier de faire pénitence (22’03’’ – 22’08’’), et c’est cash que la facture est payée par le toujours aussi virevoltant DEWOLF sur passe de Dubois qui trompe la vigilance de Martel (1-2 à 23’10’’).
Les Mulhousiens ne baissent pas les bras et ne paraissent pas intimidés par l’ambiance explosive qui règne dans les gradins Romain Pierrel et Tremellat se voient sanctionnés sévèrement pour cinglage et charge incorrecte. Ce qui n’empêche pas Croteau opportuniste de subtiliser le palet à l’adversaire et d’aller avec la complicité de Oulik donner le tournis à la défense locale ou comme ce superbe slap de Herbrecht sur la palette de Pierrel R qui ne parvient pas à mettre dans le cadre.

Les Scorpions perdent pieds…
Le manque de pressing défensif de la part des Scorpions fait l’affaire des locaux qui pensent avoir trouvé une faille dans l’organisation alsacienne. Les attaquants mulhousiens, obligés de se montrer ultra défensifs pour enrayer la machine dunkerquoise qui, avec l’aide du public se trouve une 2e jeunesse, commettent des fautes à l’image de Maindron pour dureté (31’’48’’) de Croteau  attitude anti sportive (32’34’’) d’Aubry attitude anti sportive (33’36’’) à nouveau de Croteau (10 minutes pour méconduite 35’36’’) puis pour finir de Lyon prié de regagner les vestiaires suite à un « pétage de plomb » après avoir été justement sanctionné par le corps arbitral pour une charge incorrecte. Toute cette succession de fautes est donc à l’origine de l’égalisation de Dunkerque (2-2 à 39’57’’) par N'GUYEN sur passe de Dubois. Le chaudron explose…
Cette 2e période aura vu des locaux dominateurs et des alsaciens évoluant en infériorité numérique quasiment pendant tout le tiers temps. On peut dire que le score de 2 à 0 sur cette 2e partie du match n’est pas cher payé et que le talent de Martel s’est avéré décisif pour que la note ne soit pas plus salée.

3e période
Le retour sur la glace s’est fait dans une ambiance surchauffée, sentant le coup jouable pour prendre l’ascendant au classement les locaux élèvent le niveau de jeu. Les « gros joueurs » de Dunkerque prennent énormément de glace à l’image de Dewolf, Dubois, N’Guyen, Folcke, Pean qui sont au four et au moulin. Comme ce slap de Dubois capté pleine mitaine par Martel (40’32’’) ou ce poteau bienvenu de Dewolf (42’53’’). L’orage est à son comble et les alsaciens accusent le coup. Aubry et Pierrel R fournissent un travail défensif énorme, Tremellat se donne à fond, la solidarité collective en défense est totale. Maindron n’arrête pas de virevolter dans tous les sens et de donner le tournis à la pression offensive des Corsaires qui commettent énormément de fautes techniques qui profitent à Mulhouse. C’est à 50’19’’ que CROTEAU sur une belle action collective emmenée par Tuppy et Herbrecht se rappelle au bon souvenir des locaux après avoir purgé 10 minutes de pénalités pour méconduite trouve la faille de l’infortuné De Backer bien abandonné par sa défense sur ce coup là (2-3)
10 minutes, il reste 10 minutes à tenir, c’est certainement ce que les joueurs de Mulhouse avaient dans leur tête à ce moment là. Les assauts dunkerquois ne diminuent pas en intensité, mais Mulhouse tient, l’équipe se montre ultra défensive et profite des grosses erreurs locales dans cette situation compliquée. A 55’12’’ le pire est à craindre pour Herbrecht allongé un long moment sur la glace suite à un coup violent sur le nez, les arbitres autorisent le médecin de Mulhouse à monter sur la glace, plus de peur que de mal, le coup à seulement étourdi le joueur.
Le jeu peut reprendre, Mulhouse souffre de plus en plus ; la puissance de Derepper ne parvient pas à tromper un « Martel Impérial » en cette fin de partie (56’33’’). A 57’33’’, suite à une mauvaise protection de zone de Dunkerque, l’opportuniste Oulik  pique le palet à l’organisation adverse et passe à Croteau qui sortait de pénalité, mais manquant de lucidité et de jus il vient butter sur la défense locale.
Les temps morts sont demandés, l’élaboration d’une stratégie pour essayer d’égaliser d’un côté et pour repartir avec le bénéfice de la victoire de l’autre sont mises en place.
Les dernières secondes de la partie sont palpitantes, les cages locales sont vides, mais les organismes aussi, les corsaires s’inclinent donc pour la 2e fois de la saison dans leur chaudron face à des Scorpions qui auront fait un gros match à défaut d’avoir fait un grand match.
Les points de la victoire sont bons à prendre à ce moment de la saison et risquent d’être précieux tout comme ceux acquis contre Nice lors de la troisième journée en perspective des play-offs.

Jocelyn P.

Les buts de Dunkerque :
23.10 : DEWOLFF (Delbarre)
39.47 : N'GUYEN (Dubois)

pénalités : 55' (10 x 2' + 10' + 25')
tirs cadrés : 51 (16 - 20 - 15)
arrêts gardien : PEYRE 6/8 - DEBACKER 19/20
mises en jeu remportées : 38 (11 - 13 - 14)

Les buts de Mulhouse : 
9.41 : TREMELLAT
14.19 : CROTEAU (Tupy)
50.19 : CROTEAU (Tupy / Aubry)

pénalités : 78' (19 x 2' + 2 x 10' + 20')
tirs cadrés : 28 (11 - 6 - 11)
arrêts gardien : MARTEL 49/51
mises en jeu remportées : 41 (13 - 16 - 12)

 

 

 

retrouvez la feuille de match sur le site des résultats de la FFHG 

 

article de l'ALSACE du 05/01/08

article des DNA du 05/01/08

 

article de l'ALSACE du 06/01/08

article des DNA du 07/01/08

article de l'ALSACE du 08/01/08

article des DNA du 08/01/08