Match aller des 1/4 de finale : A l'issue d'un match rude et engagé, les Scorpions s'imposent sur le score de 4 à 2
Au terme d'un match extrèmement engagé et très équilibré (le même nombre de tirs cadrés des deux côtés le prouve), les Mulhousiens profitent d'un moment d'indiscipline des Vendéens pour prendre un avantage de deux buts qui leur sera très précieux avant le match retour à la patinoire Arago samedi prochain.
On le savait, ce 1/4 de finale n'allait pas être une partie de plaisir pour nos Scorpions. L'adversaire du jour, invaincu à domicile, et n'ayant concédé que deux défaites seulement lors de la première partie du championnat, ne venait pas en terres alsacienne pour faire du tourisme !
Et, à l'image de beaucoup de matchs de play-off, le début de la rencontre reflétait bien un état de tension et de fébrilité présent chez les deux équipes.
Et c'est David Croteau qui va tirer la première cartouche en direction de Peter Stanga, ex gardien de Ligue Magnus, à la 20ème seconde du jeu. De l'autre côté, c'est Samson qui aura le privilège d'alerter en premier Martel par un énorme tir bien repoussé à 2.20 : les hostilités étaient bien lancées !
Après une belle occasion de la paire Aubry/Arrial, Mulhouse bénéficie d'un premier avantage numérique suite à une faute de Pacull à 3.14. Le palet circule bien dans la zone défensive de La Roche, mais Stanga ne se laisse une fois de plus aucunement surprendre par le tir de Croteau. Le portier vendéen aura une autre occasion de démontrer tout son talent à la 6ème minute, lorsque Franck Herbrecht, seul face à lui, ajuste sa lucarne. Au dernier moment Stanga dévie la rondelle qui passe au-dessus de la cage.
Les Mulhousiens pressent, et Tremellat, suivi de Croteau tenteront tous les deux leur chance, en vain.
Après avoir attendu que l'orage mulhousien s'éloigne un peu, La Roche se montre à son tour très dangereux lorsque Pacull, à 10.36 se retrouve seul devant Martel qui ne peut que repousser son tir ; totalement libre devant la cage ouverte, le palet n'arrive heureusement pas à être repris par les attaquants adverses.
Aux missiles envoyés par Tupy, La Roche réplique par de belles actions, comme celle de Pacull et Samson à 13.40, mais le tir manque le cadre.
Croteau, comme à son habitude, se montre très dangereux par des contres rapides. Mais il fait également l'objet d'un marquage serré, et des gestes parfois très limites des visiteurs sont portés contre lui. Ainsi, à 14.15, partant seul au but, il se fait sècher par Selin. Cette action, malgré les huées des spectateurs, ne sera sanctionnée que de 2' de pénalité.
Mais Mulhouse n'arrive pas à profiter des périodes de supériorité ; la défense de La Roche laisse en effet peu d'espace aux joueurs alsaciens, et Stanga se montre inflexible ! Les accrochages sont nombreux entre les joueurs des deux équipes sans que les arbitres n'interviennent ; l'énervement est palpable dans les rangs des deux formations.
A 16.33, Marinov décoche un gros tir sur Martel bien heureux de constater que le palet se retrouve coincé sous sa jambière !
A 17.24, Mulhouse se retrouve en infériorité suite à une crosse haute de Lyon ; La Roche va tout tenter pour essayer de décoincer le compteur avant la fin du premier tiers, en alignant sur la glace ses plus grosses pointures ; mais les Mulhousiens vont tenir et le score en restera là lorsque retenti la sirère renvoyant les équipes au vestiaire.
On sent les joueurs nerveux lors de la reprise ! Et c'est cette fois-ci La Roche qui prend le début du tiers à son compte.
Mulhouse réplique quelques minutes après : Oulik, Croteau, Da Silva... tout le monde s'y met pour essayer de tromper la vigilance de Stanga, mais ce dernier est un véritable mur. A ce moment du jeu, toutes les individualités se neutralisent de part et d'autre.
A 24.36, grosse frayeur pour Martel sur le tir de Nimer, mais sa mitaine ne tremble pas ! Les deux équipes partent alternativement à l'attaque et les deux gardiens ont fort à faire. A 28.20 Claden fait une magnifique passe à Croteau, mais Stanga résiste, tout comme sur l'énorme tir d'Herbrecht quelques secondes plus tard. Les provocations fusent des deux côtés, et les joueurs s'invectivent d'un banc à l'autre !
Après une domination de l'équipe locale durant la première moitié de cette deuxième période, La Roche va à son tour accélérer son jeu, à l'image du trio Samson/Varga/Orsolini qui se distingue par quelques belles combinaisons. Et ce sursaut d'énergie va encore s'accélérer à 33.24 lorsque Mulhouse écoppe d'une pénalité pour un cinglage. La Roche installe bien son jeu de puissance, et, à force d'essayer, BUDOS trouvera la faille, bien servi par Orsolini et Varga (0-1 à 34.15).
Mulhouse veut revenir au score rapidement ne souhaitant pas que la confiance s'installe de trop au sein des rangs vendéens ; et après un très bel arrêt-mitaine face à un tir frappé de Croteau, Stanga va lui aussi céder face à la détermination des Scorpions. Après un premier tir repoussé, CROTEAU trouve l'ouverture suite au travail de Bringuet et Tupy (1-1 à 37.09).
Mais à moins de deux minutes avant la pause, Mulhouse se retrouve en double infériorité numérique, d'abord pour un retard de jeu infligé à Martel, puis pour un cinglage de Lyon. L'équipe résiste comme elle le peut, mais une seconde après la fin de la première pénalité, sur une faute de placement d'un défenseur, La Roche inscrit son deuxième but par RIBANELLI assisté de Marinov et Samson (1-2 à 38.34).
Le jeu est toujours aussi viril et quelque secondes plus tard, Oulik est victime d'une énorme charge qui le laissera un bon moment à terre. Pour cela, Samson écopera de 2 + 2 + 10 minutes de pénalités. Et à 39.40, c'est Ribanelli, à son tour, qui écopera d'une pénalité de match pour, selon les arbitres, un coup de crosse au visage volontairement adressé. Contestant la décision arbitrale, Orsolini sera également prié de regagner le banc des pénalités pour 10'.
Ce deuxième tiers se terminera donc dans une certaine confusion, et surtout sur un énorme mécontentement dans les rangs vendéens.
Il est clair que Laurent Arnaud aura su motiver ses troupes pendant la pause afin de ne pas passer à côté d'une si belle occasion pour revenir rapidement au score et si possible prendre l'avantage.
Et effectivement, évoluant à 5 contre 3, il ne faudra pas plus de 29 secondes à AUBRY, bien secondé par la paire Croteau/Tupy, pour transperser une équipe rochetaise décimée par les punitions, et tromper Stanga (2-2 à 40.29).
Et moins de 20 secondes plus tard, toujours à 5 contre 3, c'est BRINGUET, aidé par Da Silva et Lyon, qui enfoncera le couteau dans la plaie en inscrivant le 3ème but mulhousien (3-2 à 40.48). L'ambience dans les gradins est indescriptible !
Et la pression mulhousienne va continuer, voulant encore profiter du simple avantage numérique consécutif à la pénalité majeure. Croteau et surtout Tupy vont littéralement mitrailler Stanga mais malheureusement sans réussite cette fois-ci. Mais, cette épisode mouvementé aura eu comme conséquence de motiver encore plus La Roche. Revenus à 5 contre 5, les visiteurs se ruent à leur tour sur la cage de Martel qui doit sortir un nouvel arrêt-mitaine de toute beauté face au très dangereux Marinov. Mais les Mulhousiens sont en pleine confiance ; et à 46.51, après une circulation très pure du palet, BRINGUET marque un but d'école avec l'aide de Croteau et d'Herbrecht (4-2 à 46.51). Quel renversement de situation en peu de temps !
Mais bien entendu, piquée au vif, La Roche à bien la ferme volonté de ne pas en rester là. Bénéficiant à leur tour d'une supériorité numérique à 47.31, la pression sur Martel se fait énorme. A trois reprise, il s'interpose comme il le peut face aux attaques adverses, sans pour autant arriver à bloquer le palet. Répondant du tac au tac, Croteau quant à lui, est à deux doigts de réussir l'exploit en partant en break, malheureusement en arrivant pas à aller au bout de son effort.
A 50.35 Martel se couche bien face au tir de Budos ; et Croteau, toujours lui, bute une nouvelle fois sur Stanga ; le palet est libre, il insiste et un début de bagarre a lieu.
Il reste moins de 8 minutes à tenir pour les Mulhousiens laissant beaucoup d'énergie sur la glace pour contenir les assauts répétés de leurs adversaires. Et les craintes sont nombreuses parmis les spectateurs lorsque Tupy écope de 10' de méconduite à 52.26 et que Tupy, très sévèrement chargée reste un long moment au sol avant d'être évacué au vestiaire, touché à un genou.
Pour compenser l'absence sur la glace de deux coéquipiers majeurs, Bringuet signe son retour au jeu par une dépense d'énergie énorme ! Il est partout en cette fin de rencontre, en attaque et en défense. Mulhouse ne veut pas lacher ce résultat ! Croteau également, doit avoir un deuxième poumon pour montrer encore autant de vitalité après tant d'effort : il slalome sur toute la patinoire pour finalement buter sur le dernier défenseur.
Il reste encore 4 minutes à tenir lorsque Claden est prié de rejoindre le banc des pénalités. Dur, dur ! La Roche sait que c'est peut-être sa dernière occasion de revenir au score. Entraînés par le groupe des Ultras, les spectateurs donnent de la voix pour soutenir leur équipe. Marinov, toujours lui, alerte Martel qui ne fléchit pas. La Roche demande son temps mort. Mais à la reprise, c'est Mulhouse, grace à Bringuet et Claden, qui se montre dangereux. Le junior mulhousien se bat comme un beau diable dans les deux dernières minutes pour concerner le contrôle du palet et priver ainsi les adversaires de possibilité de relance.
Mulhouse demande à son tour un temps mort à 58.36. Les secondes restantes sont interminables et la fin du match est d'une grande intensité ; le public est debout !
Olivier Lyon joue très intelligemment afin de gagner du temps. Budos adressera encore un dernier gros tir en direction de Martel à 15 secondes de la sirène, mais le portier mulhousien ne veut plus rien lâcher. Le score en restera donc là !
Quel match, quel intensité, quel suspens, que d'émotions ! Le public restera un long moment à ovationner son équipe victorieuse, refusant de croire que cette rencontre a peut-être été la dernière de la saison à l'Illberg. Et pour passer le cap des 1/4 de finale et obtenir le droit de rencontrer très probablement une deuxième fois cette saison, l'impressionnante équipe de Lyon menée par Christer Eriksson, il faudra aller défier La Roche sur ses terre, à la patinoire Arago, samedi prochain, pour arracher une deuxième victoire, bien sûr, ou du moins ne pas perdre de plus d'un but d'écart. Cela ne sera de toute évidence pas une partie de plaisir ! Les scorpions seront attendus comme il se doit dans le fief des Aigles : la révolte des Chouans grondera très certainement !
Mais notre équipe a un coeur énorme et une volonté tenace ; on a pu s'en rendre compte à plusieurs reprises durant la saison. Ils peuvent le faire : une place dans le dernier carré est à leur portée pour leur première participation en championnat de 2ème division. Comme le dit Laurent Arnaud aujourd'hui dans la presse : à ce niveau de la compétition, l'avantage revient à l'équipe qui montre la plus grande volonté. Souhaitons-leur d'en avoir un tout petit peu plus que leurs adversaires ; cela suffira !
Christian C.
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