Dunkerque - Mulhouse : 2 - 2
Les Scorpions se qualifient pour les 1/2 finales
Près de 1000 personnes dont une quinzaine d’ULTRA qui avaient fait le déplacement s'était massés dans la patinoire Michel Raffoux pour assister à ce deuxième acte des 1/4 de finale. Et si les Scorpions partaient avec un avantage de 4 buts acquis au match aller, les visiteurs savaient que la partie ne serait de loin pas facile : "l'enfer du Nord" n'est en effet pas une expression uniquement réservée au cyclisme !
La surfaceuse ayant rendue l'âme cette semaine, c'est celle de Calais qu'il a fallu de toute urgence rapatrier à Dunkerque, la glace étant très abimée avec de gros trous. Le match s’annonçait donc très difficile d'autant plus qu'en plus de Quinto, suspendu lors du match aller, les Mulhousiens savaient depuis cette semaine qu'ils devraient désormais se passer des services de Croteau, souffrant d'une infection l'obligeant à mettre un terme à sa saison. Indiscutablement un gros coup dur pour cette fin de championnat.
Le match commence sur les chapeaux de roue avec d’entrée de jeu une équipe de Dunkerque montrant clairement l’ambition de revenir rapidement sur leur handicap du match aller. Mais se sont les mulhousiens qui s’offrent la première occasion du match à 26 secondes sur un tir de Hanzal qui est dévié vers le gardien par Eloranta.
Puis 30 secondes plus tard c’est au tour de Dunkerque d’avoir sa première occasion.
A 1.03 Mulhouse se retrouve en supériorité numérique pour une faute de Thomas. Les tirs de Tupy et Tremellat pleuvent sur Peyre, mais celui-ci les repoussent. A 4.12 première faute mulhousienne : Aubry écope directement de 10 minutes de méconduite. C’est à ce moment-là que les Corsaires de Dunkerque mettent la pression sur la défense mulhousienne et s’offrent à plusieurs reprises de grosses occasions, à l’image de Pean qui tire sur le portier mulhousien ne pouvant que repousser le palet, immédiatement repris par Thomas. Si le dernier rempart mulhousien parait une fois de plus très solide dans ce début de rencontre, son équipe, indisciplinée, se retrouve à plusieurs reprises en infériorité numérique, laissant à nouveau la place aux Dunkerquois ; ces derniers sont encouragés par leur public et accompagnés d'une fanfare déchaînée et ultra bruyante. Mais malgré tous leurs efforts, le score restera vierge jusqu'au coup de sirène.
Le jeu reprend, et 17 secondes plus tard grosse occasion de Ruokamo qui s’en va défier le portier dunkerquois ; mais très vite les Corsaires récupèrent le palet et partent à l'assaut de la cage de Martel. La pression imposée aux Scorpions les poussent à nouveau à commenttre des fautes. Tupy, suite à une altercation avec Dewolf écope d’une pénalité de match de 25 minutes pour cinglage. Puis, 9 secondes plus tard, sur un départ canon de Folcke qui s'en va au but, Aubry ne trouve pas d'autre solution que de le faire trébucher : C'est le tir de pénalité indiscutable qui procure aux Dunkerquois une occasion rêvée d'ouvrir le score. Mais les Corsaires vont laisser passer cette première chance grâce à un Martel en très grand forme. Les Dunkerquois veulent absolument profiter de ces cinq minutes en supériorité assiègeant la cage mulhousienne. Et leurs efforts finissent à payer à 27.46 par PEAN assisté d'Argiolas (1-0). Les Mulhousiens semblent un peu déstabilisés par ce premier but. 20 secondes plus tard, THOMAS double la mise, assisté de DESTOOP (2-0 à 28.08). Encore une minute plus tard, alors que les Mulhousiens sont encore en infériorité, Pean tire sur Martel qui ne peut que repousser le palet ; Dewolf le récupère et n'a plus qu'à le mettre au fond d'une cage à moitié vide : le tir passe bien heureusement à côté. La pénalité de match de Tupy aura donc coûté bien cher aux Alsaciens.
Mais l'orage passe, et les Scorpions se reprennent. Les occasions changent de camp et Preuss et Maindron alertent le gardien nordiste. Un peu plus tard, c'est Bringuet qui récupère le palet en milieu de terrain et fait la passe à Tremellat ; ce dernier part en contre mais se heurte à la patrouille défensive dunkerquoise.
En fin de deuxième période, sur une récupération de Pierrel, Ruokamo réussit à percer la défense dunkerquoise et contourne le but ; il se heurte malheureusement au gardien. Sur un score de 2 à 0 pour Dunkerque, les joueurs rentrent au vestiaire en cette fin de deuxième tiers.
Dès l’entame de la troisième période, les joueurs Mulhousiens remontent sur la glace avec la ferme volonté de mettre un coup d'arrêt à la confiance dunkerquoise. Les actions sont nettement plus construites et le travail va finir à payer : et c'est AUBRY, assisté par Tremellat qui va enfin trouver le chemin des filets (2-1 à 41.30).
Les Mulhousiens continuent sur leur lancée, et les Dunkerquois subissent réellement pour la première fois de la partie la pression alsacienne. Ils commettent alors eux-aussi des fautes ; Louf, Derepper et Preuss en viennent aux mains et sont priés tous les trois de rejoindre le banc des pénalités. Sur cette supériorité numérique les Mulhousiens font rapidement circuler le palet : Eloranta fait la passe au défenseur Herbrecht ; feinte de tir, et passe à HANZAL qui tire dans la lucarne du gardien Dunkerquois à 46.38 (2-2).
Les Mulhousiens se sont repris et ont refait leur avance de 4 buts. Le jeu va alors se développer de part et d’autre du terrain à vive allure, avec des occasions pour les deux équipes, à l’image de Preuss qui se heurte à 2 reprises au portier dunkerquois, ratant de peu le chemin des filets. Les Mulhousiens feront ensuite bloc en défense, empêchent les Dunkerquois d’imposer leur jeu jusqu’à la fin du match.
Ce match fut très certainement l’un des matchs les plus durs physiquement depuis le début de la saison ; bousculés, malmenés, nos joueurs ont faillit tomber dans le piège tendu par les Dunkerquois. Mais une fois encore, ils ont su se montrer solidaires et compenser l'absence de certains joueurs cadres, s'appuyant sur un gardien exceptionnel. Ils remportent donc leur 1/4 de finale et s'ouvrent la porte des 1/2. Cette fois-ci l'adversaire sera connu : ce sont effectivement les Dogs de CHOLET qui attendront les Mulhousiens au tournant. Après une défaite à l'extérieur et un très beau match nul à domicile en l'absence de Martel dans les cages, les hommes de Julien Aubry devront encore hausser leur niveau de jeu afin de passer ce cap difficile, synonyme d'accession en D1. Sans Croteau et sans Tupy, il devront encore un fois compter sur le soutien de leur fidèle public, dès samedi prochain à l'Illberg pour le match aller. Comme pour Dunkerque, une avance de quelques buts avant un difficile déplacement en Maine-et-Loire serait la bienvenue.
Olivier B.
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